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20 septembre 2005
Parce que c'est ça aussi, les blogs
J’étais là en train de casser des noix pour la salade quand soudain, je me suis rappelé le petit e-mail reçu l’autre jour.
J’étais là en train de me rappeler le petit e-mail de l’autre jour quand soudain, je me suis exclamé intérieurement que j’avais oublié de vous en parler.
J’étais là en train de me demander comment j’allais vous présenter la chose quand soudain, aucune idée sur la question ne m’est venue à l’esprit.
J’étais là, quand soudain, hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, nous sommes le 20 septembre !
Il reste dix jours.
Alors maintenant je ne suis plus là mais ici devant l’ordinateur.
Tout simplement pour vous dire qu’il a raison.
Emery.
Dans son e-mail :
" Nous sommes dans la dernière ligne droite... mais il ne faut pas mollir !
Votez et faites voter autour de vous pour la Galerie de Grimaces !... "
Parce que c’est peut-être bête, je sais, mais moi je suis pour ce genre d’initiatives, pour les petites gouttes d’eau qui font les grandes rivières, pour les grimaces en général et les enfants en particulier et pour les noix dans la salade.
Pour voter par SMS ( 0.50 € par envoi + le prix d'un sms), envoyez "My kake +numéro de la photo" au 71002 (Par exemple vous aimez la photo n°5 vous devez taper : "my kake 5"... respectez les espaces, 1 SMS par photo...).
Ainsi, vous voterez pour la photo que vous préférez.. mais ce n'est pas tout, par la même occasion vous allez faire un beau geste...
L'intégralité des sommes perçues par ce système sera reversée à la Fédération des maladies orphelines (...faire des pieds nez aux maladies orphelines...) qui fête ses dix ans cette année.
Bon, évidemment, c'est plus simple d'envoyer directement des dons mais c'est moins rigolo, et puis rien ne vous empêche de le faire aussi.
Eh, au fait, pour aller voir la galerie, c'est dans la colonne de gauche en haut, je ne sais pas faire les bannières, tout ça, alors il y a juste marqué galerie de grimaces.
(Vous nous reconnaissez, Albert, George, Eugénie et moi ?)
08 septembre 2005
Vous prenez vos prunes
Vous prenez vos prunes.
(Le problème, quand tu n’as rien écrit sur ton blog depuis des lustres, c’est que tu ressens une légère pression, comme s’il fallait vraiment assurer.)
Vous prenez vos prunes.
(Surtout quand des tas de gens sont assez gentils pour t’envoyer des messages d’encouragement.)
Vous prenez vos prunes.
(Alors que toutes tes idées des mois écoulés ne vont pas se condenser en une note particulièrement brillante, ni en LE grand roman français du XXIème siècle.)
Vous prenez vos prunes.
Normalement, vous devriez prendre vos cerises, mais en septembre c’est plus facile de prendre vos prunes.
À moins d’avoir été prévoyant quand la cerise fut venue, et de vous être préparé des petits sachets plastique tout le mois de juin que vous retrouverez bien rangés au congélateur. Parce que si vous êtes prévoyants, vous êtes aussi ordonnés, forcément.
(Cela dit, j’admire.)
(Enfin… très franchement, j'admire mais ça m’énerve un peu, les gens trop bien organisés.)
(Ça m’énerve un peu simplement par pure et horrible jalousie.)
Vous prenez vos prunes.
Puis, vous prenez un volontaire qui s’improvise énergiquement champion du clafoutis, parce que ce prunier qui croule, je sais-je sais, vous avez déjà testé la confiture, la compote, le crumble, les prunes au vinaigre, les prunes à l’eau de vie, les prunes aux voisins, les prunes aux amis, vous avez tout essayé, mais c’est pas possible, on n’a pas le droit de laisser pourrir un cadeau pareil de la nature... clafoutis, nous voili.
Ensuite vous prenez ses lunettes, OU BIEN une enfant de CP choisie au hasard parmi la seule que vous avez sous la main.
Et vous les laissez ensemble avec un livre de recettes en faisant semblant d’être très occupée à préparer les croque-monsieur.
Le temps de comprendre qu’il faut inco-incrop-incorporer le reste de lait, il a déjà tout versé au milieu des grumeaux.
Le temps de serrer les dents pour ne surtout pas suggérer qu’Eugénie a peut-être sauté une ligne et qu’un peu de sucre dans un clafoutis aux prunes acid(ulé)es ça ne peut pas faire de mal, parce que c'est vrai, quoi, c'est LEUR gâteau... le plat est déjà dans le four.
Eh ben si vous croyez que j’ai la larme à l’œil (cf la soupe verte) parce que mon magicien fait la cuisine avec sa fille, que c'est le meilleur clafoutis aux prunes sans cerises que j’aie jamais mangé, etc, etc, détrompez-vous. C’est pas la petite maison dans la prairie, ici, hein, non mais oh.
Faut pas rigoler avec les desserts.
(Dire qu’ils ont doublé la recette…)
(Dire qu’il reste encore des kilos de prunes dans le prunier…)
(Je nous donne quinze jours et on n'a plus d'amis.)
Ah, j’oubliais : à la fin, vous prenez rendez-vous chez un bon dentiste.
Parce que quand même, dénoyauter, c’est un mot difficile, non, à six ans ?

